Publié le
10 juin 2024
Traumatisme crânien

Introduction
Le traumatisme crânien désigne tout choc ou impact sur la tête, qu’il s’agisse d’un simple choc bénin ou d’un traumatisme sévère. Il est très fréquent en pratique médicale, en particulier aux urgences. On distingue les traumatismes légers (commotion cérébrale, perte de connaissance brève ou absente), modérés et sévèresselon le score de Glasgow. Les principales causes sont les chutes (personnes âgées, enfants), les accidents de la route, les traumatismes sportifs et les agressions. La gravité ne se juge pas uniquement sur l’apparence initiale : certains saignements intracrâniens se manifestent à distance.
Si vous ou un proche venez de subir un choc à la tête, contactez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci est indisponible, Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application disponible sur l’App Store et Google Play. En cas de perte de connaissance, de vomissements ou de signes neurologiques, appelez immédiatement le 144.
Qui risque d’en souffrir ?
Le traumatisme crânien peut toucher tout le monde. Les profils les plus à risque sont les enfants (chutes), les personnes âgées (chutes à domicile, troubles de l’équilibre, médicaments anticoagulants), les sportifs (rugby, hockey, vélo, ski, sports de combat), les victimes d’accidents de la route. Les patients sous anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires présentent un risque accru d’hématome intracrânien, même après un choc apparemment bénin. La consommation d’alcool ou de drogues augmente le risque et complique l’évaluation clinique.
Symptômes du traumatisme crânien
Traumatisme crânien léger
Maux de tête modérés, qui s’améliorent en quelques heures.
Nausées isolées, parfois un seul vomissement.
Vertiges transitoires.
Brève sensation de flottement ou de confusion.
Brève amnésie des faits.
État de conscience préservé.
Signes d’alarme (traumatisme potentiellement grave)
Perte de connaissance initiale, même brève.
Vomissements répétés (≥ 2 fois).
Maux de tête persistants ou progressivement croissants.
Confusion, somnolence, troubles du comportement.
Convulsions.
Amnésie prolongée des faits ou des heures qui ont suivi.
Déficit neurologique : paralysie, troubles de la parole, troubles visuels.
Pupilles asymétriques ou non réactives.
Saignement par le nez ou les oreilles, ecchymose en lunette autour des yeux ou derrière les oreilles (fracture de la base du crâne).
Suspicion de lésion cervicale associée.
Traumatisme survenu chez un patient sous anticoagulants ou antiagrégants.
Quand consulter en urgence ?
Tout traumatisme crânien avec signes d’alarme nécessite un appel immédiat au 144 :
Perte de connaissance, même brève.
Vomissements répétés.
Confusion, somnolence, troubles du comportement.
Maux de tête intenses ou progressifs.
Convulsions, déficit neurologique.
Saignement par le nez ou les oreilles.
Traumatisme chez un enfant de moins de 2 ans (signes parfois trompeurs).
Traumatisme chez une personne âgée.
Traumatisme chez un patient sous anticoagulants.
Suspicion de maltraitance.
Mécanisme à haute énergie (chute de hauteur, accident de la route).
Que faire avant l’arrivée des secours ? Ne déplacez pas la victime si une lésion cervicale est possible. Surveillez l’état de conscience et la respiration. Si vous appelez Docadom au 021 845 45 45 ou utilisez notre application pour smartphone (App Store et Google Play), mentionnez précisément les circonstances et les symptômes — le médecin pourra confirmer la nécessité d’une orientation immédiate vers les urgences hospitalières et d’un scanner cérébral. Pour les traumatismes manifestement graves, composez directement le 144.
Causes du traumatisme crânien
Principales circonstances
Chutes : première cause, surtout chez le nourrisson, l’enfant et la personne âgée.
Accidents de la route : voiture, deux-roues, piéton.
Traumatismes sportifs : ski, vélo, sports de contact, équitation.
Agressions, accidents domestiques, accidents du travail.
Maltraitance à évoquer chez l’enfant.
Types de lésions intracrâniennes
Commotion cérébrale : forme la plus bénigne, sans lésion structurelle visible à l’imagerie.
Contusion cérébrale : lésion focale du parenchyme.
Hématome extradural : urgence neurochirurgicale, évolution rapide.
Hématome sous-dural aigu ou chronique : fréquent chez la personne âgée, parfois après un choc minime.
Hémorragie sous-arachnoïdienne.
Lésion axonale diffuse dans les traumatismes sévères.
Fracture du crâne avec ou sans embarrure.
Diagnostic du traumatisme crânien
Méthodes de diagnostic
Anamnèse : mécanisme, perte de connaissance, amnésie, antécédents, traitements (anticoagulants).
Examen clinique : score de Glasgow, examen neurologique complet (motricité, sensibilité, réflexes, pupilles), recherche de fracture, palpation du rachis cervical.
Score de Glasgow : évalue l’état de conscience (de 3 à 15). Score < 13 : traumatisme modéré à sévère.
Scanner cérébral sans injection : examen de référence pour rechercher une hémorragie, une contusion, une fracture. Indiqué en cas de signes d’alarme.
IRM cérébrale : utile en complément ou à distance.
Imagerie du rachis cervical en cas de suspicion de lésion associée.
Score SCAT chez le sportif pour évaluer une commotion.
Diagnostics alternatifs
Malaise ayant entraîné la chute, à différencier (syncope, arythmie, hypoglycémie, AVC).
Intoxication (alcool, drogues, médicaments) pouvant simuler ou aggraver les signes.
Migraine ou céphalée bénigne post-traumatique.
Vertige positionnel paroxystique bénin sans lésion.
Prise en charge et traitement
Traumatisme crânien léger
La majorité des patients peuvent rentrer à domicile après examen, en respectant des consignes de surveillanceécrites :
Repos physique et cognitif (limitation des écrans, du travail intellectuel).
Surveillance par un proche pendant 24 à 48 heures.
Reconsulter en urgence si apparition de signes d’alarme.
Reprise progressive des activités, y compris sportives.
Antalgiques : paracétamol (éviter l’aspirine et les AINS).
Traumatisme crânien modéré ou sévère
Prise en charge hospitalière en réanimation ou en neurochirurgie. Mesures : protection des voies aériennes, contrôle de la tension artérielle, lutte contre l’hypertension intracrânienne, traitement des convulsions, parfois chirurgie en urgence (évacuation d’un hématome, drainage). Une rééducation neurologique post-hospitalière est souvent nécessaire.
Cas particuliers
Patients sous anticoagulants : scanner cérébral systématique, surveillance prolongée.
Enfants : surveillance attentive, repère du score PECARN pour décider d’un scanner.
Sportifs : protocoles spécifiques de retour à la pratique après commotion.
Prévention du traumatisme crânien
Port systématique du casque : vélo, ski, équitation, moto, chantier.
Port de la ceinture de sécurité.
Adaptation du domicile chez la personne âgée : éclairage, sols antidérapants, fixation des tapis, barres d’appui.
Prévention des chutes : équilibre, exercice physique, vue corrigée, ostéopathie au besoin.
Sécurisation des berceaux et des escaliers chez l’enfant.
Évitement de la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de drogues.
Respect des protocoles de retour au sport après commotion.
Vigilance lors de la prise d’anticoagulants ou d’antiagrégants.
Complications possibles
Les complications dépendent de la sévérité du traumatisme. Les formes légères peuvent évoluer vers un syndrome post-commotionnel (céphalées, vertiges, fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, troubles cognitifs). Les traumatismes sévères peuvent entraîner des séquelles neurologiques permanentes (déficit moteur, troubles cognitifs, épilepsie post-traumatique, troubles du comportement), un hématome sous-dural chronique, des troubles psychiatriques (dépression, anxiété, syndrome de stress post-traumatique) et, dans les formes les plus graves, le décès. Les commotions cérébrales répétées (sportifs) exposent au risque d’encéphalopathie traumatique chronique.
Quand contacter un médecin pour un traumatisme crânien
Toute personne ayant subi un choc à la tête mérite une évaluation médicale. Voici la conduite à tenir :
En premier recours : si le choc semble bénin et qu’il n’y a aucun signe d’alarme, contactez votre médecin traitant pour avis.
Si votre médecin traitant est indisponible (soir, week-end, vacances), Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile. Appelez le 021 845 45 45 ou faites votre demande via notre application mobile, disponible gratuitement sur l’App Store et Google Play.
En cas de signes de gravité (perte de connaissance, vomissements répétés, confusion, déficit neurologique, traumatisme sous anticoagulants), composez sans délai le 144. Un scanner cérébral est souvent indispensable.
Conclusion : ne jamais sous-estimer un choc à la tête
Le traumatisme crânien est très fréquent et le plus souvent bénin, mais il peut révéler des lésions intracrâniennes graves dont l’évolution peut être rapide ou retardée. Il se caractérise par des céphalées, des nausées, une amnésie ou une perte de connaissance, qui peuvent entraîner des complications comme un hématome intracrânien, un syndrome post-commotionnel ou des séquelles neurologiques durables. La surveillance attentive dans les 24 à 48 heures, la reconnaissance des signes d’alarme et le recours rapide à un médecin sont essentiels. La prévention repose avant tout sur le port du casque et la sécurité au quotidien.
Après un choc à la tête, sollicitez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci n’est pas disponible, Docadom met à votre disposition un médecin d’urgence à domicile 7 jours sur 7 : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application mobile (App Store, Google Play) pour demander une consultation en urgence. En cas de signes d’alarme, n’hésitez pas : 144.








