Publié le
2 nov. 2024
Entorse de la cheville

Introduction
L’entorse de la cheville désigne une lésion d’un ou plusieurs ligaments qui stabilisent l’articulation. Elle survient lors d’un mouvement brutal et excessif, le plus souvent une torsion en inversion (cheville qui se tord vers l’intérieur). C’est l’un des traumatismes les plus fréquents en consultation. Les entorses sont classées en trois grades selon la gravité de l’atteinte ligamentaire. Si la plupart guérissent en quelques semaines, une prise en charge initiale inadaptée peut entraîner une instabilité chronique et des entorses à répétition.
Si vous venez de vous tordre la cheville et présentez une douleur intense, un œdème important ou une impossibilité de poser le pied, contactez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci est indisponible, Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application disponible sur l’App Store et Google Play.
Qui risque d’en souffrir ?
Toute personne peut se faire une entorse, mais certaines populations sont plus exposées. Les sportifs (basket, football, course, randonnée, danse) sont les premiers concernés. Les femmes portant des talons hauts, les personnes ayant déjà fait une entorse (risque de récidive très élevé), les patients atteints d’instabilité chronique, d’hyperlaxité ligamentaire, de déficit proprioceptif ou de surpoids présentent aussi un risque accru. Les terrains irréguliers, le mauvais éclairage et les chaussures inadaptées sont des facteurs déclenchants classiques.
Symptômes de l’entorse de la cheville
Les symptômes apparaissent immédiatement après le traumatisme. Leur intensité reflète la gravité de la lésion ligamentaire.
Principaux symptômes
Douleur vive au moment du traumatisme, parfois accompagnée d’un craquement.
Œdème : gonflement rapide de la cheville, souvent localisé à la face externe (ligament le plus souvent touché : talo-fibulaire antérieur).
Ecchymose (« œuf de pigeon » puis bleu) qui apparaît dans les heures suivantes.
Impotence fonctionnelle : difficulté ou impossibilité de poser le pied au sol, de marcher.
Sensation d’instabilité ou de dérobement de la cheville.
Raideur articulaire et limitation des mouvements.
Quand consulter en urgence ?
Une consultation en urgence est nécessaire dans les situations suivantes :
Impossibilité totale de poser le pied ou de faire quatre pas (critère majeur évoquant une fracture).
Douleur osseuse à la palpation de la malléole interne ou externe (règles d’Ottawa).
Œdème massif, déformation visible, ouverture cutanée.
Disparition de la sensibilité ou pâleur de la peau (souffrance vasculo-nerveuse).
Entorse chez un enfant, une personne âgée, un patient sous anticoagulants.
Récidive sur une cheville déjà instable.
Que faire avant d’appeler Docadom ? Appliquez immédiatement le protocole GREC (Glace, Repos, Élévation, Compression) et contactez d’abord votre médecin traitant. S’il est injoignable ou si vous avez besoin d’un médecin à domicile en dehors des heures d’ouverture, appelez Docadom au 021 845 45 45 ou faites votre demande directement depuis notre application pour smartphone (App Store et Google Play). En cas d’ouverture cutanée, de déformation majeure ou de perte de sensibilité, composez le 144 sans délai.
Mécanismes et classification
L’entorse survient lors d’une torsion brutale : la cheville se tord vers l’intérieur (inversion, la plus fréquente) ou vers l’extérieur (éversion, plus rare mais plus grave). Les ligaments touchés sont le plus souvent les ligaments collatéraux externes : talo-fibulaire antérieur, calcanéo-fibulaire, talo-fibulaire postérieur.
Trois grades de gravité
Grade I (bénin) : simple étirement ligamentaire. Douleur modérée, œdème léger, marche possible. Guérison en 1 à 2 semaines.
Grade II (modéré) : rupture partielle. Œdème, ecchymose, marche difficile. Guérison en 3 à 6 semaines.
Grade III (grave) : rupture complète. Œdème important, impossibilité de poser le pied, instabilité. Guérison en 6 à 12 semaines, parfois avec chirurgie.
Diagnostic de l’entorse de la cheville
Le diagnostic est clinique. Les examens d’imagerie sont guidés par les critères d’Ottawa.
Méthodes de diagnostic
Anamnèse : mécanisme, intensité de la douleur initiale, antécédents d’entorse.
Examen clinique : palpation des malléoles et des ligaments, recherche d’une laxité (tiroir antérieur, varus forcé), évaluation de l’appui.
Radiographie de la cheville : indiquée selon les critères d’Ottawa (douleur osseuse précise ou incapacité de faire quatre pas).
Échographie ou IRM : en cas d’entorse grave, de doute diagnostique ou avant chirurgie.
Diagnostics alternatifs
Plusieurs lésions peuvent être confondues avec une entorse :
Fracture de la malléole ou du cinquième métatarsien.
Fracture du calcanéum après une chute d’une hauteur.
Lésion ostéochondrale du dôme du talus.
Tendinopathie ou rupture du tendon d’Achille.
Luxation des fibulaires.
Traitement de l’entorse de la cheville
La prise en charge initiale repose sur le protocole GREC (en anglais RICE : Rest, Ice, Compression, Elevation).
Premiers gestes (48 premières heures)
G — Glace : application 15 à 20 minutes toutes les 2 à 3 heures (protéger la peau par un linge).
R — Repos relatif, éviter les appuis douloureux.
E — Élévation : surélever la cheville plus haut que le cœur pour limiter l’œdème.
C — Compression : bandage ou attelle élastique.
Traitement médicamenteux
Paracétamol en première intention. Les AINS (ibuprofène, diclofénac) sont efficaces sur la douleur et l’inflammation mais ne doivent être utilisés que sur une courte durée (3 à 5 jours), en respectant les contre-indications. Les AINS topiques (gel) constituent une bonne alternative locale.
Immobilisation et rééducation
L’attelle semi-rigide ou la chevillière de stabilisation, portée 3 à 6 semaines selon le grade, est aujourd’hui préférée au plâtre. La kinésithérapie est essentielle : elle vise à restaurer la mobilité, la force musculaire et surtout la proprioception, qui prévient les récidives. Les entorses graves (grade III) peuvent justifier une chirurgie ligamentaire, surtout chez le sportif.
Prévention des récidives
Le risque de récidive après une entorse est élevé. Pour le limiter :
Rééducation proprioceptive complète (plateau de Freeman, exercices d’équilibre).
Renforcement musculaire des fibulaires et du triceps sural.
Chaussures adaptées à l’activité, en bon état.
Échauffement avant le sport, étirements après l’effort.
Strapping ou chevillière en cas de reprise d’une activité à risque.
Éviter les terrains irréguliers et les talons hauts si antécédents.
Complications possibles
La complication la plus fréquente est l’instabilité chronique de la cheville, source d’entorses à répétition et d’arthrose précoce. D’autres complications peuvent survenir : algodystrophie (syndrome douloureux régional complexe), lésion ostéochondrale du talus passée inaperçue, laxité résiduelle, douleurs chroniques, gêne fonctionnelle et abandon de l’activité sportive.
Quand contacter un médecin pour une entorse
Toute entorse mérite un avis médical, surtout si elle est douloureuse. Voici la conduite à tenir :
En premier recours : contactez votre médecin traitant, qui évaluera la nécessité d’une radiographie et prescrira le traitement adapté.
Si votre médecin traitant est indisponible (soir, week-end, vacances), Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile. Appelez le 021 845 45 45 ou faites votre demande via notre application mobile, disponible gratuitement sur l’App Store et Google Play.
En cas de signes de gravité (déformation, ouverture cutanée, perte de sensibilité, impossibilité totale d’appui), composez sans délai le 144 ou rendez-vous aux urgences.
Conclusion : bien soigner pour ne pas récidiver
L’entorse de la cheville est un traumatisme fréquent qui, bien pris en charge, guérit le plus souvent sans séquelle. Elle se caractérise par une douleur, un œdème, une ecchymose et une impotence fonctionnelle, qui peuvent entraîner des complications comme une instabilité chronique, une arthrose précoce ou des récidives à répétition si la rééducation est négligée. Le protocole GREC, l’immobilisation adaptée et la rééducation proprioceptive sont les trois piliers du traitement.
En cas de doute, sollicitez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci n’est pas disponible, Docadom met à votre disposition un médecin d’urgence à domicile 7 jours sur 7 : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application mobile (App Store, Google Play) pour demander une consultation en urgence.








