Publié le
5 déc. 2023
Infection urinaire

Introduction
L’infection urinaire désigne la présence et la multiplication de bactéries dans l’appareil urinaire. Elle peut atteindre la vessie (cystite), l’urètre (urétrite), la prostate (prostatite) ou le rein (pyélonéphrite). C’est l’une des infections bactériennes les plus fréquentes en consultation : environ une femme sur deux fera au moins une cystite dans sa vie. Si la majorité des infections urinaires sont bénignes, certaines formes peuvent être graves, notamment la pyélonéphrite et la prostatite, qui exposent à des complications septiques.
Si vous présentez des brûlures urinaires, une envie pressante d’uriner ou des douleurs lombaires, contactez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci est indisponible, Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application disponible sur l’App Store et Google Play.
Qui risque d’en souffrir ?
Les femmes sont particulièrement exposées en raison de l’anatomie (urètre court). Les facteurs de risque incluent : activité sexuelle, grossesse, ménopause, antécédents d’infections urinaires, diabète, immunodépression, malformations urinaires, lithiases urinaires, sondage urinaire, hypertrophie de la prostate chez l’homme, défaut d’hydratation, constipation chronique, hygiène intime inadaptée. Chez l’homme jeune, l’infection urinaire est plus rare et doit faire rechercher une cause sous-jacente.
Symptômes de l’infection urinaire
Les symptômes varient selon la localisation de l’infection. Le tableau de la cystite est très différent de celui de la pyélonéphrite.
Cystite (infection basse)
Brûlures mictionnelles : douleur ou brûlure en urinant.
Pollakiurie : envies fréquentes et pressantes d’uriner, parfois pour quelques gouttes seulement.
Urgenturie : besoin urgent et impérieux d’uriner.
Douleur sus-pubienne ou gêne au-dessus du pubis.
Urines troubles, malodorantes, parfois hématurie (sang dans les urines).
Absence de fièvre dans la cystite simple.
Pyélonéphrite (infection haute)
Fièvre élevée (souvent > 38,5 °C), frissons.
Douleurs lombaires unilatérales, irradiant parfois vers l’aine.
Nausées, vomissements, fatigue importante.
Symptômes urinaires bas (brûlures, pollakiurie) parfois présents.
État général altéré.
Prostatite (homme)
Fièvre, frissons, douleurs pelviennes ou périnéales.
Brûlures urinaires, pollakiurie, dysurie.
Parfois rétention urinaire aiguë.
Toucher rectal très douloureux.
Quand consulter en urgence ?
Une consultation en urgence s’impose dans les situations suivantes :
Fièvre, frissons, douleurs lombaires (suspicion de pyélonéphrite).
Présence d’une douleur intense, de vomissements, d’une altération de l’état général.
Infection urinaire chez une femme enceinte, un homme, un enfant, une personne âgée, un patient diabétique, immunodéprimé ou porteur d’une sonde urinaire.
Antécédents de malformations urinaires ou de lithiases urinaires.
Rétention urinaire.
Signes de sepsis : marbrures, hypotension, confusion — appelez le 144.
Que faire avant d’appeler Docadom ? Buvez beaucoup d’eau et contactez d’abord votre médecin traitant, qui pourra prescrire une bandelette urinaire et un traitement adapté. S’il est injoignable ou si vous avez besoin d’un médecin à domicile en dehors des heures d’ouverture, appelez Docadom au 021 845 45 45 ou faites votre demande directement depuis notre application pour smartphone (App Store et Google Play). En cas de signes de gravité (fièvre élevée avec frissons, confusion, hypotension), composez le 144 sans délai.
Causes de l’infection urinaire
La grande majorité des infections urinaires sont dues à des bactéries issues du tube digestif qui colonisent le périnée puis remontent l’urètre. Le germe principal est Escherichia coli (responsable de 70 à 80 % des cas), suivi de Staphylococcus saprophyticus, Klebsiella, Proteus, Enterococcus. Plus rarement, certaines infections sont dues à des champignons (candidoses urinaires) ou à des virus.
Facteurs favorisants
Anatomie féminine : urètre court, proximité du méat urétral et de l’anus.
Rapports sexuels (cystite post-coïtale, dite « de la lune de miel »).
Grossesse : modifications hormonales et compression des voies urinaires.
Ménopause : carence en œstrogènes, atrophie de la muqueuse.
Anomalies anatomiques ou fonctionnelles de l’appareil urinaire.
Lithiases urinaires, résidu post-mictionnel.
Diabète, immunodépression.
Sondage urinaire, manœuvres endoscopiques.
Diagnostic de l’infection urinaire
Le diagnostic associe les symptômes, un examen biologique et parfois une imagerie.
Méthodes de diagnostic
Bandelette urinaire : examen de première intention, recherche de leucocytes et de nitrites. Une bandelette positive oriente le diagnostic.
ECBU (Examen cytobactériologique des urines) : indispensable en cas de cystite récidivante, de suspicion de pyélonéphrite, de prostatite, d’infection chez la femme enceinte, l’homme ou l’enfant. Il identifie le germe et son antibiogramme.
Hémocultures en cas de fièvre élevée ou de signes de sepsis.
Bilan biologique : NFS, CRP, fonction rénale en cas de pyélonéphrite.
Échographie ou uroscanner en cas de pyélonéphrite compliquée, de récidive, de douleur évoquant une lithiase obstructive.
Diagnostics alternatifs
Urétrite liée à une IST (chlamydia, gonocoque, mycoplasmes).
Vaginite ou vulvite chez la femme.
Lithiase urinaire, colique néphrétique.
Cystite interstitielle, douleurs vésicales chroniques.
Tumeur des voies urinaires.
Appendicite aiguë chez l’enfant ou en cas de douleur abdominale atypique.
Traitement de l’infection urinaire
Le traitement est essentiellement antibiotique, adapté à la localisation et au germe.
Cystite simple
Traitement court :
Fosfomycine-trométamol (Monuril®) : dose unique de 3 g.
Pivmécillinam (Selexid®) : 5 jours.
Nitrofurantoïne : 5 à 7 jours (à éviter en fin de grossesse).
Les fluoroquinolones ne sont plus recommandées en première intention.
Pyélonéphrite
Antibiothérapie probabiliste en attendant l’antibiogramme : ceftriaxone (intramusculaire ou intraveineuse) ou fluoroquinolone per os pendant 7 jours. Hospitalisation en cas de signes de gravité, de grossesse, de comorbidité ou d’impossibilité d’assurer un suivi à domicile.
Prostatite aiguë
Antibiothérapie prolongée (14 à 21 jours) : ceftriaxone en initiation, relais par ciprofloxacine ou cotrimoxazoleaprès antibiogramme.
Mesures associées
Hydratation abondante (1,5 à 2 L/jour).
Antalgiques : paracétamol, phloroglucinol.
Surveillance des symptômes et de la fièvre.
Traitement des facteurs favorisants (lithiase, hypertrophie de la prostate, constipation).
Prévention de l’infection urinaire
Hydratation abondante : boire au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour.
Uriner régulièrement et complètement, sans se retenir longtemps.
Uriner après les rapports sexuels.
Hygiène intime douce, essuyage d’avant en arrière.
Éviter les douches vaginales et les antiseptiques agressifs.
Traiter la constipation chronique.
Préférer les sous-vêtements en coton.
En post-ménopause : discuter avec son médecin d’un traitement œstrogénique local en cas de cystites récidivantes.
Chez les patientes à cystites récidivantes : canneberge (cranberry), parfois antibioprophylaxie discutée avec le médecin.
Complications possibles
Les complications sont rares dans les cystites simples mais possibles en cas de retard de prise en charge ou de terrain à risque : pyélonéphrite à partir d’une cystite négligée, septicémie et choc septique, abcès rénal ou périrénal, insuffisance rénale aiguë, récidive fréquente. Chez la femme enceinte, l’infection urinaire peut entraîner une menace d’accouchement prématuré. Chez l’homme, la prostatite peut évoluer vers une forme chronique.
Quand contacter un médecin pour une infection urinaire
Toute symptomatologie évoquant une infection urinaire mérite un avis médical, en particulier dans les situations à risque :
En premier recours : contactez votre médecin traitant, qui pourra prescrire une bandelette urinaire ou un ECBU et le traitement adapté.
Si votre médecin traitant est indisponible (soir, week-end, vacances), Docadom propose une consultation en urgence par un médecin à domicile. Appelez le 021 845 45 45 ou faites votre demande via notre application mobile, disponible gratuitement sur l’App Store et Google Play.
En cas de signes de gravité (fièvre élevée, frissons, douleurs lombaires intenses, confusion, vomissements répétés), composez sans délai le 144.
Conclusion : ne pas négliger les signes, traiter rapidement
L’infection urinaire est une affection très fréquente, surtout chez la femme. Elle se caractérise par des brûlures mictionnelles, une pollakiurie et des urines troubles, qui peuvent entraîner des complications comme la pyélonéphrite, le sepsis ou l’insuffisance rénale en l’absence de prise en charge. L’ECBU et l’antibiothérapie ciblée permettent une guérison rapide dans la grande majorité des cas. La prévention repose sur l’hydratation, l’hygiène intime adaptée et la prise en charge des facteurs favorisants.
Au moindre symptôme évocateur, sollicitez d’abord votre médecin traitant. Si celui-ci n’est pas disponible, Docadom met à votre disposition un médecin d’urgence à domicile 7 jours sur 7 : appelez le 021 845 45 45 ou utilisez notre application mobile (App Store, Google Play) pour demander une consultation en urgence.








